Enjeux environnementaux

Les polluants de l’air ont non seulement des effets sur la santé humaine mais ont aussi des effets sur l’environnement : la faune, la flore, les matériaux.
Les effets de la pollution atmosphérique sur l’environnement sont visibles à différentes échelles, localement, avec des impacts sur les végétaux et les matériaux, mais également de façon planétaire pour ce qui est de l’effet de serre et du changement climatique.


Source : Atmo Auvergne Rhone Alpes

Les végétaux

Les effets sont variables d’une espèce à l’autre et en fonction des polluants. Les effets suivants sont couramment observés :
 Ralentissement de la photosynthèse en raison de dépôts de poussières
 Dégradation des sols et dépérissement des forêts, en lien avec les pluies acides
 Altération du système foliaire des plantes et des arbres par certains gaz, nécroses visibles
 Réduction de la croissance des plantes
 Action agressive pouvant entraîner des maladies voire la mort des végétaux

Les animaux

La pollution atmosphérique peut être préjudiciable à la faune de deux principales façons :
 Elle détériore la qualité de l’environnement ou de l’habitat où les animaux vivent.
 Elle diminue la disponibilité et la qualité de l’approvisionnement alimentaire.

Effets de la pollution atmosphérique sur la qualité de l’habitat
Les animaux vivent sur et dans le sol aussi bien que dans l’eau. Ils doivent aussi respirer de l’air en utilisant des poumons, des ouïes ou une autre forme d’échange gazeux, comme la diffusion passive à travers la surface de la peau. Toutes ces conditions influent sur la vulnérabilité d’un animal aux effets de la pollution atmosphérique.

Les pluies acides peuvent modifier la composition chimique et la qualité du sol et de l’eau. Par exemple, les plans d’eau peuvent devenir trop acides pour que certains animaux puissent y survivre ou avoir des fonctions physiologiques normales. Les pluies acides peuvent aussi accroître la lixiviation (extraction) des métaux lourds présents dans le sol, comme l’aluminium, dans les habitats aquatiques, très toxiques pour de nombreux animaux, y compris les poissons.

D’autres formes de pollution atmosphérique, comme le smog, les particules et l’ozone troposphérique, pour n’en mentionner que quelques-unes, détériorent la santé de la faune de la même façon que la santé humaine, et produisent des effets sur les poumons et le système cardiovasculaire.

Effets de la pollution atmosphérique sur l’approvisionnement et la qualité alimentaires
Bon nombre de métaux lourds, de substances toxiques, de polluants organiques persistants (POP) et d’autres polluants atmosphériques sont nocifs pour la faune en entrant dans la chaîne trophique et en influant sur l’approvisionnement et la qualité alimentaires.

Une fois consommés, bon nombre de ces polluants s’accumulent et s’emmagasinent dans les tissus des animaux. Lorsque les animaux sont mangés par d’autres animaux de la chaîne trophique, ces polluants continuent de s’accumuler et d’accroître leur concentration. Ce processus est appelé la bioaccumulation. Les prédateurs du haut de la chaîne, comme les ours et les aigles entre autres, sont particulièrement vulnérables à la bioaccumulation de ces types de polluants atmosphériques.

Ces polluants atmosphériques peuvent être toxiques pour les animaux en perturbant leur fonction endocrinienne, en endommageant leurs organes, en accroissant leur vulnérabilité au stress et à la maladie, en diminuant leur succès de reproduction et en causant possiblement leur mort.

Source : Gouvernement Canada